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Arbre de probabilité : la méthode complète (Brevet & Bac)

1 septembre 2026 7 min de lecture

Pourquoi l'arbre de probabilité est ton allié ?

Quand tu fais des probabilités, tu dois souvent suivre plusieurs étapes : lancer un dé, tirer une carte, piocher une boule... Pour t'y retrouver, l'arbre de probabilité (aussi appelé arbre pondéré) est un outil génial. Il te permet de visualiser toutes les issues possibles et de calculer des probabilités sans te tromper. Que tu sois en 3ème pour le Brevet ou en Terminale pour le Bac, cette méthode est indispensable.

Dans cet article, on va voir comment construire et utiliser un arbre, avec des exemples concrets et des pièges à éviter. Prêt ? C'est parti !

Qu'est-ce qu'un arbre de probabilité ?

Un arbre de probabilité est un schéma qui représente une expérience aléatoire à plusieurs étapes. Chaque branche correspond à une issue, et on écrit la probabilité sur chaque branche. En suivant les branches, on peut calculer la probabilité d'un chemin (c'est-à-dire d'une suite d'issues).

Par exemple, si on lance une pièce deux fois de suite, l'arbre a deux niveaux :

  • Premier lancer : Pile (P) ou Face (F), chacun avec probabilité 1/2.
  • Deuxième lancer : encore P ou F, chacun avec probabilité 1/2.

Chaque chemin (PP, PF, FP, FF) a une probabilité de (1/2) × (1/2) = 1/4.

Règles de construction d'un arbre pondéré

Pour bien construire ton arbre, suis ces règles :

  • Chaque nœud représente une étape de l'expérience.
  • À partir d'un nœud, les branches partent vers les différentes issues possibles.
  • Sur chaque branche, on écrit la probabilité de l'issue correspondante.
  • La somme des probabilités des branches issues d'un même nœud est toujours égale à 1.
  • La probabilité d'un chemin est le produit des probabilités rencontrées sur les branches.

Ces règles sont valables pour le Brevet comme pour le Bac. Bien les connaître t'évitera des erreurs.

Comment utiliser un arbre pour calculer des probabilités ?

L'arbre sert à calculer la probabilité d'un événement qui correspond à plusieurs chemins. Par exemple, pour une expérience à deux étapes, la probabilité d'un événement est la somme des probabilités des chemins qui le réalisent.

Prenons un exemple : une urne contient 3 boules rouges et 2 boules vertes. On tire une boule, on note sa couleur, on la remet, puis on en tire une autre. Quelle est la probabilité d'obtenir deux boules de la même couleur ?

On construit l'arbre :

  • Premier tirage : Rouge (R) avec probabilité 3/5, Vert (V) avec probabilité 2/5.
  • Deuxième tirage (avec remise) : les probabilités sont les mêmes : R : 3/5, V : 2/5.

Les chemins : RR (probabilité 3/5 × 3/5 = 9/25), VV (probabilité 2/5 × 2/5 = 4/25). Donc la probabilité d'obtenir deux boules de la même couleur est 9/25 + 4/25 = 13/25.

L'arbre pour des événements successifs sans remise

Attention, si le tirage est sans remise, les probabilités changent au deuxième tirage. Par exemple, si on tire deux boules sans remise de la même urne, après avoir tiré une rouge, il reste 2 rouges et 2 vertes (total 4). Donc la probabilité de tirer une rouge au deuxième tirage sachant qu'on a tiré une rouge au premier est 2/4 = 1/2.

L'arbre permet de visualiser ces probabilités conditionnelles. On écrit sur chaque branche la probabilité de l'issue sachant le chemin parcouru.

Exemple corrigé pas à pas : le dé et la pièce

On lance un dé à 6 faces, puis on lance une pièce. Quelle est la probabilité d'obtenir un nombre pair et Pile ?

Étape 1 : Construire l'arbre.

  • Premier nœud : le dé. Issues : 1, 2, 3, 4, 5, 6, chacune avec probabilité 1/6.
  • Deuxième nœud : la pièce. Pour chaque face du dé, on a Pile (P) et Face (F), chacun avec probabilité 1/2.

Étape 2 : Identifier les chemins favorables. On veut un nombre pair (2, 4, 6) et Pile. Les chemins sont : 2-P, 4-P, 6-P.

Étape 3 : Calculer la probabilité de chaque chemin. Chaque chemin a une probabilité de (1/6) × (1/2) = 1/12.

Étape 4 : Additionner. Il y a 3 chemins favorables, donc P = 3 × 1/12 = 3/12 = 1/4.

Vérification : on peut aussi compter les cas favorables sur les 12 issues équiprobables (6 faces × 2 côtés) : il y a 3 cas favorables, donc P = 3/12 = 1/4. Ça marche !

L'arbre de probabilité au lycée : probabilités conditionnelles et loi binomiale

En Première et Terminale, l'arbre devient encore plus puissant. Il permet de calculer des probabilités conditionnelles et de représenter des expériences répétées.

Probabilités conditionnelles et arbre pondéré

On note P(A) la probabilité de l'événement A, et P_A(B) la probabilité de B sachant que A est réalisé. Sur l'arbre, on écrit ces probabilités sur les branches.

Exemple : dans une classe, 60% des élèves sont des filles (F), et parmi elles, 30% portent des lunettes (L). On veut la probabilité qu'un élève soit une fille avec lunettes.

Arbre :

  • Premier niveau : F (0,6) et Garçon G (0,4).
  • Deuxième niveau : pour F, L (0,3) et pas L (0,7) ; pour G, L (0,2) et pas L (0,8) (par exemple).

La probabilité d'être une fille avec lunettes est 0,6 × 0,3 = 0,18.

On peut aussi calculer P(L) en ajoutant les chemins : 0,6×0,3 + 0,4×0,2 = 0,18 + 0,08 = 0,26.

Loi binomiale et arbre

Quand on répète une expérience identique et indépendante deux fois, l'arbre a deux niveaux. Par exemple, on lance un dé 3 fois : la probabilité d'obtenir exactement deux fois un 6 se calcule avec l'arbre ou la formule de la loi binomiale. L'arbre aide à visualiser les combinaisons.

Pour 3 lancers, chaque lancer a deux issues : succès (S) avec probabilité p = 1/6, échec (E) avec probabilité q = 5/6. L'arbre a 8 chemins. Pour obtenir exactement deux succès, on compte les chemins : SSE, SES, ESS. Chacun a une probabilité de (1/6)² × (5/6) = 5/216. Donc la probabilité totale est 3 × 5/216 = 15/216 = 5/72.

Erreurs fréquentes à éviter avec l'arbre de probabilité

Voici les pièges classiques :

  • Oublier que la somme des probabilités sur les branches issues d'un même nœud vaut 1. Vérifie toujours.
  • Confondre avec remise et sans remise. Sans remise, les probabilités changent après chaque tirage.
  • Multiplier au lieu d'additionner pour des événements alternatifs. Quand un événement correspond à plusieurs chemins, on additionne les probabilités de ces chemins.
  • Ne pas vérifier l'équiprobabilité. La formule P(A) = cas favorables / cas possibles ne marche que si toutes les issues sont équiprobables. L'arbre ne suppose pas l'équiprobabilité, mais il faut être rigoureux.

En t'entraînant régulièrement, tu éviteras ces erreurs. Pense à consulter les fiches mémo pour retenir les règles.

Comment t'entraîner efficacement ?

Pour maîtriser l'arbre de probabilité, il faut pratiquer. Voici quelques conseils :

  • Commence par des expériences simples (dés, pièces) et dessine l'arbre complet.
  • Vérifie que la somme des probabilités des chemins aboutissant à chaque nœud final vaut 1.
  • Refais les exercices corrigés en masquant la solution.
  • Utilise des exercices interactifs pour t'auto-évaluer.
  • Amuse-toi avec des jeux de probabilités pour progresser autrement.

Pour le Brevet, tu peux aussi t'entraîner avec des sujets sur AlloBrevET. Pour le Bac, AlloBac propose des ressources adaptées.

Conclusion : l'arbre, un outil à garder précieusement

L'arbre de probabilité est un outil visuel et puissant pour résoudre des problèmes de probabilités, du collège au lycée. Avec de la pratique, tu le construiras rapidement et tu éviteras les erreurs. N'oublie pas : chaque branche porte une probabilité, la somme des branches issues d'un même nœud vaut 1, et pour un chemin, on multiplie ; pour plusieurs chemins, on additionne.

Continue de t'entraîner, et tu verras que les probabilités deviennent un jeu d'enfant ! Si tu as besoin de réviser, les fiches mémo et les exercices sont là pour toi.

📚 Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un arbre de probabilité ?

Un arbre de probabilité (ou arbre pondéré) est un schéma qui représente les étapes successives d'une expérience aléatoire. Chaque branche porte une probabilité, et la probabilité d'un chemin est le produit des probabilités des branches qui le composent.

Comment calculer une probabilité avec un arbre pondéré ?

On identifie les chemins qui réalisent l'événement, on calcule la probabilité de chaque chemin en multipliant les probabilités le long des branches, puis on additionne ces probabilités.

Quelle est la différence entre un arbre de probabilité et un tableau ?

Un tableau croise deux étapes et convient pour des expériences à deux épreuves, tandis qu'un arbre peut représenter plus de deux étapes et visualise mieux les probabilités conditionnelles. Les deux donnent les mêmes résultats si on les utilise correctement.

Pourquoi la somme des probabilités des branches issues d'un même nœud vaut-elle 1 ?

Parce qu'à chaque étape, l'ensemble des issues possibles à partir de ce nœud couvre tous les cas, donc la somme de leurs probabilités doit être égale à 1.

Comment utiliser un arbre de probabilité pour des tirages sans remise ?

Lors d'un tirage sans remise, les probabilités changent après chaque tirage. Sur l'arbre, on écrit la probabilité conditionnelle à chaque étape, en tenant compte du nombre d'éléments restants.

L'arbre de probabilité est-il utile pour la loi binomiale ?

Oui, l'arbre permet de visualiser les répétitions d'expériences indépendantes et de compter les chemins correspondant à un nombre donné de succès. Il aide à comprendre la formule de la loi binomiale.

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